Fritz Alphonse Jean

<< L’épuisement de ce système prédateur se confirme et les contours d’un nouveau système se profilent à l’horizon >>

Fritz Alphonse Jean

<< L’épuisement de ce système prédateur se confirme et les contours d’un nouveau système se profilent à l’horizon >>

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DEYE KAY INVITE FRITZ ALPHONSE JEAN. 9 SEPTEMBRE, 2019

DEYE KAY INVITE FRITZ ALPHONSE JEAN. 9 SEPTEMBRE, 2019

Au cours de l’interview de Roberson Alphonse, Fritz Alphonse Jean présente son livre Haïti, une économie de violence et parle de la situation actuelle du pays.


ses livres

Haïti, une économie de violence

Les Éditions Pédagogie Nouvelle
2019
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En s’arcboutant sur la rente comme mode d’accumulation de richesses, Haiti a raté les deux grands premiers rendez-vous avec l’histoire économique mondiale. Ce système d’exploitation des privilèges à l’abri de toute concurrence et en dehors de tout souci d’efficience économique a contribué à la mise en place d’un écosystéme nocif à l’innovation et à la croissance. Situation qui entretient de manière systématique les inégalités, et laisse au bord de la route des milliers de jeunes talents avec toutes leurs forces créatrices. Certains choisissent l’émigration comme exutoire, d’autres préconisent la confrontation avec les tenants du système. La violence s’installe done comme mode de gestion des rapports sociaux. Les troubles civils se multiplient et Haïti s’enlise dans une saison d’anomie, frólant l’irréversible.

Dans cet environnement délétère, la faveur des groupes armés devient un bien économique précieux et se répartit entre grands commis de l’État, quelques opérateurs privés, et des entrepreneurs politiciens. Une nouvelle direction des relations de causalité s’installe entre les groupes d’intérêt, les institutions politiques et les institutions économiques, et la capture de l’État qui en résulte devient le nouveau mode opératoire avec ses effets pervers sur la création et la distribution de richesses dans l’économie.

La question que l’on se pose: Haïti va-t-elle rater le rendez-vous de la 3ème révolution industrielle?

Ce présent ouvrage revisite les défis de cette économie de rente de cet État prisonnier à la lumière de la dynamique des technologies de l’infomation et de la communication (TIC), en évacuant les solutions éculées. Pour l’auteur, les solutions d’espérance ne sortiront pas d’un simple rééquilibrage économique, mais plutôt d’une rupture avec cet état de chaos, et une emprise sur la violence qui s’est installée.

Haïti, la fin d'une histoire économique

Les Éditions Pédagogie Nouvelle
2016
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La régression économique observeé depuis trois décennies en Haïti, constitue la manifestation la plus évidente d’un effet d’annonce: celle de l’épuisement d’une forme d’accumulation caractérisée essentiellement par la rente et qui a su façonner, depuis plus d’un siècle, le mode d’organisation de l’État. Et cet État asservi génère en retour les facteurs et l’environnement adéquats au maintien d’un ordre obsolète et structurellement inégalitaire.

Aujourd`hui, cet État en peut répondre aux besoins de ses citoyens, en peut reproduire ses institutions, ne peut même pas sévir contre les citoyens délinquants. Nous assistons à la fin d`une ere économique qui se caractérise par un appauvrissement généralisé de la population, et une concentration de plus en plus accentuée des richesses du pays dans les filets des réseaux sociaux d’accumulation (RSA) qui dictent les règles de l`économie.

Le défi actuel revient à répondre aux trois questions suivantes: i/ comment aménager l’emergence d’une masse critique d’agriculteurs-entrepreneurs qui pourront servir de levier pour orienter cette mouvance et bénéficier de ses impacts dans une Haïti plus prospère?; ii/ comment modeler la construction d’une classe d’entrepreneurs porteurs de progrès techniques, et pouvant réorienter ces mutations vers le mieux-être collectif?; iii/ enfin, comment ancrer cet État en devenir dans cette nouvelle dynamique et au service d’un projet national?